Je m'appelle marine,
entre deux eaux
j'autopsie les poissons.
Posés là, immobiles, je les observe,
délicatement les découpe
et profondément respire leur sel...
Sur le papier, en une pression,
ils déposent leur emprunte la plus belle
et dans le noir des abysses gagnent
l'intemporel...
Je m'appelle marine,
je danse sur les arêtes.
Le vendredi est pour moi une fête !
Leurs yeux ronds en point d'interrogation,
mon prénom me prédestinait-t-il
à aimer les poissons ?
|